Tout a commencé quand Meldich a fait sérieusement entendre parler de lui. Alors que personne ne semblait en mesure de l'arrêter, deux jeunes frères, Aréal et Rimiad Everlin, firent leur apparition.

Ils étaient tous deux étudiants à l'Académie Royale de Dragonie, la plus prestigieuse université du royaume, et ils avaient une vision tout à fait novatrice de la magie et des structures sous-jacentes à son utilisation. Soudain, une théorie basée sur des particules permettait de comprendre le fonctionnement des pouvoirs de Meldich, et alors que tout espoir semblait perdu, ces deux originaux apportèrent une touche d'espoir, et ont mené le royaume vers la victoire, préservant l'ordre des choses.

Evidemment, c'est là que les ennuis commencent, parce que les deux frères ont eu la brillante idée de s'associer pour combattre les forces magiques malfaisantes. Après tout, s'ils étaient parvenus à mettre au point une stratégie pour repousser une menace aussi terrible que Meldich, ils étaient bien capables de rosser le premier magicien mégalomane venu, et même de le faire régulièrement.

Là où les deux frères divergaient le plus, c'était dans leurs méthodes. Aréal était avant tout un homme d'action, qui n'hésitait pas vraiment à faire usage de la violence quand il le jugeait nécessaire, sûrement un héritage de sa formation militaire qu'il a eue avant de rejoindre l'université. Rimiad, pour sa part, était le vrai cerveau du duo. Passionné de mathématiques et d'hyperphysique, il n'avait de cesse d'explorer en pensée les structures et les implications des phénomènes magiques. Il pensait que supprimer les moyens des magiciens récalcitrants était largement suffisant pour les neutraliser.

A mesure qu'ils combattaient les criminels magiques, ces choix dans les méthodes devinrent de plus en plus sujets à dispute, mais la séparation ultime était encore loin.

Après quelques années, les deux frères avaient trouvé compagnie auprès d'autres étudiants et combattants qui partageaient leurs idéaux. Ils décidèrent de se faire appeler la Garde, car ils se voyaient comme les gardiens du bon usage de la magie, punissant ceux qui osaient s'écarter du droit chemin. Mais ce temps passé à voir toutes les horreurs que la magie pouvait provoquer avait rendu les deux frères plutôt amers, surtout Rimiad, que l'usage de la magie rendait malade.

Aréal était quant à lui devenu plus cynique, et il n'hésitait plus à employer la magie à haut niveau pour arrêter ses opposants, combattant le feu par le feu, mais aussi par l'acier. Il obtenait des résultats bien plus satisfaisants que Rimiad, qui dut toruver une parade pour ne pas se laisser évincer.

Cette parade résidait dans leur ancienne stratégie de combat contre Meldich. Une connaissance aiguë des mécanismes magiques lui avait permis de mettre au point un sort, ou plutôt un contre-sort. Une impulsion inverse, une vibration à contre-temps. Une interférence destructrice. Il avait réussi à le faire une fois, alors ne pourrait-il pas le rendre systématique ? C'e serait le moyen idéal de neutraliser les lanceurs de sorts, et de concurrencer efficacement cet arrogant d'Aréal.

Deux groupes se formère alors au sein de la Garde : d'un côté les fidèles d'Aréal, adeptes du maniement des armes en complément de l'usage des sorts, et de l'autre les suivants de Rimiad, beaucoup moins portés sur le combat physique mais redoutables pour contrer let actions de ceux qu'ils poursuivaient. Les deux groupes étaient étrangement complémentaires, mais proprement dévorés par une rivalité de plus en plus néfaste, au point que de véritables batailles rangées entre les deux groupes éclataient régulièrement entre deux missions. Cette situation ne pouvait plus durer, et les deux frères, qui ne pouvaient plus se supporter, tombèrent au moins d'accord sur le fait que le temps était venu pour eux et leurs groupes de se séparer pour de bon. Ainsi naquirent les Chevaliers élémentaires et la Garde blanche.

Rimiad d étestait la magie, et estimait que toute la magie devait disparaître, car elle n'était qu'une source de corruption pour les ceux qui peuvent l'utiliser. Les Gardiens blancs se formèrent au combat à l'épée pour pouvoir achever leurs proies une fois qu'elles étaient neutralisées, car Rimiad croyait dur comme fer que ceux qui étaient corrompus ne pouvaient plus jamais connaître la rédemption. Il finit par se suicider, dévoré par la haine qu'il vouait à tout ce qui touchait à la science qui l'avait passionné toute sa jeunesse, lui compris.

Aréal, plus pragmatique, consacra le reste de sa vie à perfectionner ses hommes aux techniques magiques, pour rivaliser avec les plus puissants sorciers et les dominer ensuite sur le plan physique. Représentant l'exemple type de la corruption que Rimiad s'évertuait à combattre, il finit par être assassiné par un détachement de Gardiens blancs spécialement entraînés pour affronter cette figure légendaire.

Par MitlaMit
Samedi 10 mai 2008 6 10 05 2008 23:55
- Publié dans : En direct de la Guilde
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On me l'a demandé, et je me suis dit que finalement ça relevait du bon sens, alors voici en exclusivité mondiale le premier gag de Dragon farci en version remasterisée avec son Dolby 5.1 et des effets spéciaux remis au goût du jour. Et Greedo tire le premier, évidemment.
Par MitlaMit
Jeudi 1 mai 2008 4 01 05 2008 21:39
- Publié dans : Dragon farci Saison 1
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A la demande de (lun de) mes fidèles lecteurs, voici Meldich, un gars talentueux à qui la vie n'a pas souri. C'est un personnage mythologique qui a eu un rôle fondateur dans la Dragonie telle qu'on la connaît, ainsi que quelques plans alentours.

Et il est chauve.
Par MitlaMit
Mardi 8 avril 2008 2 08 04 2008 15:06
- Publié dans : Je suis un tueur de dragons
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Parce que j'vais envie
Par MitlaMit
Jeudi 27 mars 2008 4 27 03 2008 17:12
- Publié dans : Je suis un tueur de dragons
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Il y a parfois des choses qui me rendent perplexe, y compris dans les choix que je fais. Tenez, aujourd'hui encore, un exemple illustrant à merveille cette perplexité est arrivé. J'étais dans mon bureau en train de tranquillement remplir des papiers pour obtenir des Pourfendeurs à moindre frais en exploitant une faille juridique grosse comme une maison grâce à mes talents de négociateur quand un cri retentit :

"Maître ! Maître !"

Là en général je sais que le reste de la journée va être plus pénible que prévu, et que la probabilité que j'accomplisse un effort physique a considérablement augmenté.

"C'est à propos de Dragon farci !"

Là je suis certain que je vais devoir accomplir un effort physique, ne serait-ce qu'en frappant l'importun. Sachant pertinemment que les choses ne feront qu'inexorablement s'empirer à partir de ce point, autant avoir toutes les informations avant d'agir, fussent-elles irritantes au point d'induire chez moi des envies de meurtre.

-"Qu'a-t-il fait cette fois-ci ?
-Il a renversé toutes les archives du service des requêtes, les papiers sont mélangés, on ne sait plus quelles requêtes sont en attente, les clients vont sûrement s'en rendre compte, c'est la fin de la Guilde, on va tous mourir, et je vais dire quoi à mes gosses, ce soir quand ils me demanderont ce qu'on mange ? Ils n'ont même plus d'ongles à ronger !"

Ca peut paraître un peu excessif comme réaction. D'ailleurs ça l'est, alors j'ai dit à ce brave membre :

"Je crois que ta réaction est un peu excessive."

Et il m'a répondu, comme ça :

"Vous croyez ?"

Alors je lui ai dit :

"Oui."

Et lui il a fait :

"Ah."

Non en fait ce qu'il faut savoir, c'est que Dragon farci renverse les archives du service des requêtes environ deux fois par semaine, et que comme les dragons ça ne court pas les rues non plus, les archives tiennent dans un classeur bureau, à peu près. Il faut dire qu'une fois que le client a payé, on reclasse les informations sur le dragon et on fiche le reste aux ordures. On a vite compris qu'avec un bras cassé comme Farci aux requêtes, il allait falloir changer un peu de méthode de travail. Le truc, c'est qu'aux requêtes aussi on a des stagiaires, et eux ils ne savent pas que Farci est un peu notre... Comment dire... Mascotte. Il sert à rien mais on l'aime bien quand même.

Bref, le stagiaire, comme tous les stagiaires, préparait un jus de chaussettes excécrable qu'il osait appeler café ne savait pas encore pour ce cher Dragon farci et était pour le moins interloqué. Après lui avoir expliqué la situation en détails vint l'inévitable question :

Nan mais  pourquoi il travaille ici ?

A cette question, j'aime bien répondre que vu les dégâts qu'il provoque en étant au service des requêtes, on imagine sans trop de peine ce dont il serait capable s'il devait aller combattre ou explorer le monde. Bien sûr, c'est ironique dans la mesure où l'interrogateur se demande plutôt ce qu'une tanche comme lui fait dans une guilde de chasseurs d'élite.

Sauf que ça, bien sûr, je ne sais pas y répondre, et ça me rend perplexe.
Par Felian, MitlaMit
Mardi 25 mars 2008 2 25 03 2008 11:46
- Publié dans : En direct de la Guilde
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La situation n'était vraiment pas brillante, mais  l'échec n'était pas une option envisageable. Par chance, le reste de la traque se fit sans trop d'encombres et après un certain temps, guidés par l'odeur qui n'avait toujours pas saturé nos nez, nous arrivâmes dans l'antre proprement dite de Démor. Comme sa précédente attaque sournoise l'avait suggéré, il ne s'y trouvait pas. Nous décidâmes de nous installer là et de l'attendre. Après tout, nous étions plus à l'abri ici qu'à errer en constatant toutes les dix minutes que celui qui fermait jusqu'alors la marche vient de disparaître...

Ouais nan en fait nan.

Parce qu'on avait pas calculé un truc assez crucial qui nous a coûté encore un homme. Si vous vous souvenez bien, les tonnes de gaz facilement inflammables envahissant la caverne nous avaient laissés penser que le dragon ne tenterait pas de cracher du feu sur nous de peur de tout voir s'embraser. Mais voilà, Demor l'Ancien l'était tellement qu'en fait plus personne à la Guilde n'avait la moindre idée de quel genre de dragon il s'agissait. Ils se sont dit "boâh, c't'un dragon hein, il doit genre cracher du feu, tu vois..." Dans l'absolu, c'est un raisonnement qui se tient, d'ailleurs, les dragons, pour la plupart, crachent du feu.

Mais pas Demor, lui son truc, c'était plutôt les jets d'acide. Et là ça n'avait rien à voir avec sa digestion en mauvais état, plutôt du genre "Hohoho, tu vas voir, mes mollard corrosifs sont très rigolos !"

C'est ce qu'il a dit. Avant de dissoudre Eric qui s'est moqué de son accent. Heureusement, la chance était de notre côté (toutes proportions gardées, évidemment) dans la mesure où le vieux reptile fut saisi d'une furieuse quinte de toux qui secoua toute sa vieille carcasse si fort qu'il se fracassa le crâne contre un stalactite qui traînait par là. On s'est même pas battus contre lui et il a réussi en tuer quatre d'entre nous. Une certaine idée de la défaite, un truc de haute volée, on était pas des guignols, hein !

C'est étrange, mais le corps était assez simple à transporter, pas trop lourd quoiqu'un peu gilssant. Avec l'âge, les écailles tombent, la peau nue se révèle et on a un mal fou à trouver des points à attraper. Mais bon, on se débrouillait comme on pouvait, et bientôt la sortie de la tanière apparut.

Le problème, c'est que l'entrée de la caverne était en pente descendante, pente que nous devions remonter pour ressortir le cadavre. Cadavre qui, je vous le rappelle, était TRES glissant. je le rappelle parce qu'on s'est largement assez moqué de moi à ce sujet. En effet je tenais la queue du dragon et lors de la montée, une bonne partie du poids fut reportée sur mes pauvres bras, qui ne pouvaient pas supporter une telle charge aussi glissante, aussi lachai-je prise assez rapidement, et quand cette énorme masse s'est effondrée sur moi, j'ai vraiment cru que mon existence touchait à sa fin. La honte aurait été terrible, le bestiau nous aurait persécutés jusque dans la mort.

J'ai survécu (sinon je ne serais pas là pour vous en parler) mais la honte est définitivement sur moi. Le dragon m'est bien tombé dessus, mais mon positionnement était tel que j'ai... vu... Le tunnel... Mais sans la lumière au bout, si vous voyez ce que je veux dire. Je me suis enfoncé jusqu'aux pieds, c'était terrifiant et répugnant à la fois. Mes collègues ont bien rigolé, ainsi que tous ceux à qui ils ont raconté l'anecdote : "haha, il a bien farci le dragon, le pauvre !"

L'anecdote a fait le tour de la Guilde, le surnom est apparu puis est resté. Les Tueurs de dragons se doivent d'avoir un nom rempli de sens, le mien est surtout rempli de... Enfin bref, c'est vraiment une histoire pas drôle, laissez-moi tranquille maintenant.
Par MitlaMit
Samedi 15 mars 2008 6 15 03 2008 22:00
- Publié dans : En direct de la Guilde
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Mais c'est quoi ce binz ?

La lutte finale

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